Calinelle

Chaque enfant utilise en moyenne 5 000 à 6 000 couches de la naissance à la propreté, ce qui génère environ 1 tonne de déchets soit 35m3.


Petite histoire de la couche culotte...

En Europe, les bébés ont longtemps ont été emmaillotés dans des langes, composés d'un carré de tissu. Leur vie n'était d'ailleurs pas de tout repos... Les premières traces datent de la Rome Antique. L'emmaillotement devait éviter que le corps du bébé ne se déforme. Une première couche de langes et de bandelettes maintenait des attelles pour garder les jambes raides et les mains ouvertes. Deux autres bandes de langes enserraient le bébé et le tenaient au chaud. Les chevilles de l'enfant étaient liées.

Jusqu'au début du XXe siècle on gardait les jambes des bébés bien droites grâce à un système de langes serrées, confectionnées avec des draps et des couvertures usagés, voire des serpillières neuves.

Au XXe siècle, les langes deviennent couches-culottes de coton, qu'on attachait avec de grosses épingles roses ou bleues. L'invention des couches-culottes jetables date de 1956.

Après quelques années d'expérimentation, des couches-culottes jetables en forme de rectangles sont commercialisées à la fin des années 60. Procter & Gamble est arrivé sur le marché français avec sa marque Pampers en 1978, devenant ainsi le principal concurrent de la marque française Peaudouce, propriété de l'entreprise Boussac. Dix ans plus tard, Pampers prend la première place. Aujourd'hui Pampers représente près de la moitié du marché français.

Petite anecdote : chez les Amérindiens, la maman mettait son bébé sur son dos, tout nu, dans son manteau... avec de la mousse en guise de couche. Economique et écologique !

Que trouve t-on dans une couche jetable ?

Les couches jetables sont composées essentiellement de pâte à bois (blanchie au chlore), de plastique (il faut l’équivalent d’une tasse à café de pétrole pour fabriquer le plastique d’une seule couche) et de divers produits chimiques dont le but est de camoufler les odeurs, de parfumer, d'absorber les liquides et les transformer en gel.

Les fabricants de couches sont assez discrets sur la composition exacte de leurs couches. Celle-ci n'est mentionnée sur aucun emballage !!! Ils ne sont soumis à aucun test ou contrôle indépendant (comme la plupart des produits mis sur le marché, notamment jouets, produits d'entretien et produits cosmétiques).

Néanmoins en plus de la pâte à bois et du plastique, nous pouvons citer :
. le polyacrylate de sodium (polymère absorbant). Il est recommandé de ne pas déchirer les couches car le contact avec les yeux ou l'inhalation de cette substance est dangereux.
. les parfums et autres produits chimiques agressifs pour la peau de bébé.
. le benzol, produit cancérigène, découvert dans les couches en 1988 par Öko-Test.
. le furane et la dioxine (découvert en 1989) issu du blanchiment au chlore. Ce sont des substances cancérigènes à long terme. Les dioxines sont aussi impliquées dans des dérèglements hormonaux, des déficiences immunitaires, des troubles de la fertilité, des troubles du développement neurologique.
. des organo-étain (découvert en 2000 par Greenpeace) en particulier le TBT (tributyle étain) polluant extrêmement toxique même en très faible concentration pour l'homme (système immunitaire et hormonal) et l'environnement.
. certains composés organiques volatiles comme le toluène, l'éthylbenzène xylène et le dipentène. Ces substances peuvent provoquer de l'asthme.


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